L’œil d’Innov’Alliance :

Publication de la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat 2025/2030

 

Déclinée en 4 axes et 20 objectifs, la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) fixe un cap clair à horizon 2030 : permettre à tous les Français d’accéder à une alimentation plus saine, plus durable et plus locale, tout en renforçant la souveraineté agricole et alimentaire du pays.

 

L’alimentation est au cœur des objectifs poursuivis en faveur de l’amélioration de la santé des Français, de la résilience des systèmes agricoles et de souveraineté alimentaire, de la baisse des émissions de gaz à effet de serre, de la préservation de la biodiversité. Cette stratégie associe l’ensemble des acteurs, dans l’Hexagone et dans les territoires ultramarins – institutions, collectivités, filières agricoles, entreprises, associations et citoyens – pour transformer durablement les systèmes alimentaires.

 

La SNANC 2025/2030 est déclinée en 14 actions phares :

  1. Communiquer et sensibiliser sur une alimentation « saine et durable » intégrant l’ensemble des dimensions associées identifiées dans le cadre de la SNANC.
  2. Faire des projets alimentaires territoriaux des leviers de transition des territoires, en renforçant de manière systémique leurs critères de reconnaissance, sur l’ensemble des dimensions (économie, environnement, justice sociale et santé). Les conditions de reconnaissance et de financement seront progressivement renforcées de manière concertée dans le cadre d’une gouvernance interministérielle des projets alimentaires territoriaux.
  3. Imposer dans la loi la transparence des pourcentages d’achats de produits « durables et de qualité » dans les achats annuels des distributeurs et de la restauration commerciale.
  4. Améliorer la durabilité et la composition nutritionnelle de l’offre alimentaire à travers des seuils maximaux en sel, sucres, gras, et minimaux en fibres pour les aliments les plus contributeurs, sur la base d’accords collectifs révisés.
  5. Encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance, EHPAD, en cohérence avec les nouvelles recommandations nutritionnelles.
  6. Poursuivre l’accompagnement de la restauration collective vers l’atteinte des objectifs existants (notamment l’atteinte des 50 % de produits durables et de qualité dont 20 % de Bio), en particulier à travers un accompagnement financier pour les cantines rurales et en assurant l’exemplarité de l’État, notamment en privilégiant les circuits courts et écartant fermement l’achat de denrées alimentaires non européennes.
  7. Réduire efficacement l’exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés, sur les différents médias (traditionnels et numériques), notamment par la mise en œuvre de la Charte alimentaire 2025-2029 et le règlement européen sur les services numériques, et promouvoir dans ce cadre les produits durables et de qualité. En cas d’insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d’encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée.
  8. Amplifier les actions en nutrition et améliorer l’environnement alimentaire et d’activité physique au sein des collectivités, des entreprises et des administrations publiques par le développement de la Charte d’engagements du PNNS, avec l’engagement exemplaire de l’administration de l’État pour améliorer cet environnement pour ses agents.
  9. Améliorer la qualité nutritionnelle et environnementale de l’aide alimentaire et soutenir les projets locaux de solidarité (Programme « Mieux manger pour tous »).
  10. Renforcer l’application du cadre législatif de lutte contre le gaspillage alimentaire en déployant des contrôles coordonnés auprès de l’ensemble des opérateurs concernés.
  11. Promouvoir les mobilités actives durables notamment pour les jeunes, intégrant la pratique de la marche et du vélo comme vecteur de bien-être physique et mental, dans une approche globale d’alimentation saine et de modes vie durables.
  12. Expérimenter les modalités de l’extension de l’usage volontaire du Nutri-Score aux denrées non pré-emballées et à la restauration hors foyer pour des choix éclairés favorables à la santé.
  13. Après une phase concertée de développement, déployer l’affichage environnemental volontaire encadré pour les produits alimentaires mis sur le marché.
  14. Objectiver les critères environnementaux des cahiers des charges et labels privés, ainsi que les pratiques et impacts qui en découlent, en vue de leur futur encadrement dans le cadre de la directive européenne sur les allégations environnementales.