
L’œil d’Innov’Alliance :
Où en sont les projets régionaux de développement des protéines végétales ?
Depuis le lancement du plan protéines de 100 millions d’euros en 2020, plusieurs régions françaises ont développé des initiatives pour structurer des filières locales de protéines végétales, avec des avancées variées selon les territoires.
Dans le Grand Ouest, l’association Leggo réunit plus de 50 partenaires et teste la production et la valorisation des légumineuses à travers huit « démonstrateurs », reliant producteurs et filières. L’objectif initial de 20 000 hectares cultivés reste difficile à quantifier, mais la filière est bien structurée et innovante.
En Occitanie, le projet Fileg, actif depuis presque dix ans, couvre 80 000 hectares, avec le soja comme culture dominante. L’association accompagne toute la filière, de la production à l’alimentation humaine, mais la progression reste freinée par des problèmes de production.
En Nouvelle-Aquitaine, le réseau Protéi-NA se concentre sur l’indépendance protéique des élevages et commence à structurer des filières pour l’alimentation humaine, malgré une réduction des financements.
Dans les Hauts-de-France, Filo-Leg crée un espace de coopération pour organiser la relocalisation des légumineuses destinées à l’alimentation humaine, en favorisant la collaboration entre les différents acteurs.
Enfin, dans le Grand Est, un contrat de filière a été signé, coordonnant producteurs, collecteurs et transformateurs autour de cultures comme le pois, la féverole et la lentille, avec des démonstrateurs pour tester des variétés et itinéraires innovants.
Globalement, ces projets visent à structurer les filières régionales, relier producteurs et débouchés, diversifier la production et promouvoir l’innovation, mais la progression reste inégale et dépendante de la production locale et des financements disponibles.
