Le webinaire filière du Pôle Innov’Alliance a réuni 140 professionnels du secteur des compléments alimentaires. L’objectif était de faire le point sur les enjeux et perspectives du potentiel des plantes en compléments alimentaires. Le service de veille du Pôle a délivré une première analyse soulignant à nouveau la remarquable résilience du secteur. Ainsi après une année 2020 avec près de 3% de croissance mondiale en dépit de la pandémie, l’année 2021 devrait se solder par une croissance oscillant entre 6 et 9% pour une chiffre d’affaires mondiale de 165 Mds de $. Le Pôle a ensuite montré les grandes tendances du secteur et leurs déclinaisons spécifiques selon les régions du monde. Ainsi le renforcement de l’immunité, la personnalisation ou sur-mesure et la transition écologique s’imposent majoritairement dans les lancements de produits sur la période 2020 – 2021. Les fonctionnalités système immunitaire, peau ongles et cheveux, et le stress et sommeil sont les allégations ayant connu les plus fortes augmentations en lancement de produits en comparant les périodes 2017-2019 et 2020-2021 avec respectivement des hausses 17%, 16,7% et 13,4%.

Nicolas Cappelaere, président fondateur des Laboratoires Ineldéa et président du SYNADIET, a ensuite présenté les enjeux de la filière et les opportunités pour l’exploitation des plantes. Les analyses soulignent clairement de l’attente de la population pour des produits de santé naturels. En effet, 81% des Français ont une bonne image des compléments alimentaires et des produits de santé naturelle 58 % des Français ont consommé des compléments alimentaires au cours des 24 derniers mois et la moitié d’entre eux ont consommé ces produits suite à une recommandation de professionnels de santé. Le secteur possède donc un fort potentiel de croissance clairement confirmé par l’étude du cabinet Deloitte. En effet, la mise en place d’un processus d’autorisation des allégations plus transparent avec une harmonisation totale des plantes, substances et nutriments en Europe, une réglementation des allégations sécurisant les allégations plantes et la mise en place d’un système gradué d’allégation prenant en compte la tradition, pourrait permettre au secteur d’atteindre un chiffre d’affaires de 6,3 Mds € et de créer 30 000 emplois. Le SYNADIET a ainsi formulé cinq propositions très claires pour remplir les conditions d’un tel scénario.

Christophe Ripoll, Directeur Général NATINOV a ensuite illustré le potentiel des plantes en présentant l’impact de l’effet Totum de la plante et celui des méthodes d’extraction sur la composition phytochimique. Il a étayé sa démonstration en s’appuyant sur la gemmothérapie des Macérats de concentrés de Bourgeons de Cassis, d’Aulne de glutineux, d’Eglantier et de Romarin. Comme l’ont montré les analyses phytochimiques avec différentes conditions d’extraction, les bourgeons constituent un véritable concentré d’informations du potentiel du totum de la plante.

Après son décryptage phytochimique, l’effet totum a également été abordé au niveau de ses impacts biologiques par Yohan Wittrant chercheur INRAE et cofondateur de la start-up Clinic’n’cell. Si l’effet totum peut être simplement démontré par des études in vitro, la démonstration dans des conditions physiologiques et plus particulièrement in vivo est beaucoup plus complexe. Clinic’n’cell a développé une méthode innovante ex vivo chez l’homme qui permet de lever ce verrou et d’obtenir de tels résultats rapidement dans des conditions accessibles de coûts et de délais.

Plus d’informations sur le webinaire Innov’Alliance du 24 mars : philippe.claud@pole-innovalliance.com